CERCLE PYRENEEN DE GYNECOLOGIE
Avec la participation des Laboratoires Rhône Poulenc Rorer Pierre Fabre
"LINFORMATION ET LE CONSENTEMENT ECLAIRE EN GYNECOLOGIE OBSTETRIQUE"
Par le Professeur Philippe PIERRE
Faculté de Droit Université de Rennes
(au contraire des règles du droit " pur ")
Deux aspects :
Atteintes constitutives de faute :
ici, le praticien a :
Code civil Code de déontologie (article 35) " information loyale, claire,
appropriée "
1) Preuve dinformation :
Un médecin ne saurait être tenu à tenir par écrit la preuve de son conseil (A la différence dune prescription qui doit être écrite). Sauf circonstances particulières.
2) Information loyale, claire, intelligible.
Verticale ® du praticien au patient
Horizontale ® entre praticiens
( A retenir : La distorsion induite par les assureurs)
Cette information doit être délivrée avec prudence (diagnostic et pronostic grave)
Linformation débouche, en principe, sur un consentement.
Linformation délivrée place son destinataire dans une position de choix (Cest le patient qui doit trancher)
Donc, les décisions de 1997, qui accroissent lobligation dinformation accroissent aussi le poids du choix du patient.
Le consentement est repris par principe.
Le médecin na pas de responsabilité si linformation a conduit le patient à renoncer à un traitement.
Cependant, le médecin doit insister devant un refus de soin.
A lextrême, faut-il passer outre un refus de consentement ? (Témoins de Jehovah)
Le consentement doit être bilatéral.
Dautre part, une information parfaite nexonère pas déventuelles fautes techniques.
Les règles de droit commun sappliquent toujours, même dans le cas de dispositions législatives et/ou réglementaires spéciales.
Le diagnostic prénatal :
(article 162 -16 du Code de la santé Publique)
Double finalité :
Information et consentement réglementé :
(
DONC :
Suffit-il, pour le praticien de démontrer que les risques ont été mentionnés de façon claire et intelligible ? Cest, actuellement, controversé.
2) Pénétration du Code de Déontologie médicale dans le droit de la responsabilité.
Y a til une obligation uniforme dinformation ?
® La Cour de Cassation conclue à légalité de lobligation dinformation.
On doit donc vérifier que linformation a bien été délivrée par les autres intervenants médicaux.
Cela pose la question de létablissement de soins.
Le contrat de soin entre une clinique et le patient impute à létablissement des mêmes diligences.
Doù une pression des cliniques pour imposer la délivrance dune information écrite et normalisée.
Laggravation actuelle des responsabilités des cliniques retentira sur lobligation dinformation.
NOTER quil ny a pas dobligation décrits.
La Cour de Cassation ne les a jamais imposés. Il est dit : " par tous moyens " mais pas : " par écrit "
Doit-il être exhaustif ? Décrire tous les risques du plus grave au plus léger, du plus rare au plus fréquent ?
Actuellement linformation est cantonnée au risque grave et ne doit plus être exhaustive.
Monsieur SARGOS, dans une récente parution de la revue " Médecine et Droit ", parle de " risques ayant des conséquences mortelles, invalidantes ou esthétiques graves, compte tenu de leurs conséquences psycho-sociales ; peu importe que ces risques soient prévisibles ou exceptionnels "
Donc, ne pas tenir compte du critère de fréquence du risque.
(Un écrit ? : Il nest pas imposé )
" Par tous moyens "
auxiliaires,
tiers.
délai de réflexion
. Si les mentions sont portées sur le dossier du patient (mais on ne peut se constituer de preuve à soi-même)
. Cela ne peut pas être une décharge de responsabilité.
(Dont le patiente peut avoir connaissance, et savoir quil peut poser des questions et revenir voir le praticien)
® Il faut bâtir un faisceau dindices
Remarquer la perversion de lobligation dinformer :
La Cour de Cassation considère que la naissance dun enfant normal nest pas un préjudice réparable
Mais la naissance dun enfant normal peut devenir un préjudice si elle saccompagne de charges anormales.
La naissance est dommageable pour les parents.
La vie est dommageable pour lenfant.
On soriente actuellement vers la réparation intégrale.
Totalité des charges
" Perte de chance " davorter
Lenfant peut-il agir ? La Cour de Cassation dit que lenfant peut demander une indemnisation.
Il a, comme alternative :
Naître serait donc pire que ne pas naître.
EN CONCLUSION :
Un projet de réforme des lois sur laléa thérapeutique doit être, dans très peu de temps, présenté.
Il est possible quil y ait une évolution considérable, et des changements par rapport à ce qui a été exposé ici.