CERCLE PYRENEEN DE GYNECOLOGIE

Réunion du 4 Juin 1997

Avec Madame le Docteur MOREL, médecin P.M.I

Cette réunion est ouverte aux soignants de la femme enceinte et du nouveau-né (pédiatres, sages-femmes, puéricultrices)

Avec la participation des laboratoires Roche-Nicholas


La conférencière intitule son exposé :

« L'allaitement maternel en questions

Un premier point est fait sur l'ampleur du phénomène : l'abandon de l'allaitement maternel : Il est urgent d'y réfléchir !

Les réponses sont actuellement apportées par les réseaux associatifs. On y consacre des colloques, des journées de formation. On y voit même l'émergence d'un nouveau métier « consultant en lactation ».

Il faut constater l'existence d'un environnement défavorable à l'allaitement maternel, de discours contradictoires, de rupture dans la transmission du « savoir-allaiter » entre les générations.

Donc : comment limiter les échecs, les refus, et les interruptions prématurées d'allaitement ?

L'étude des motivations antérieures et des perspectives d'allaitement permet de reconnaître les éléments évitables :

Actuellement, en France 43% des accouchées allaitent au sein pour une durée de 9 à 12 semaines.
Mais il y a des disparités régionales importantes (sans doute, liées à des phénomènes culturels).

La conférencière fait part des chiffres établis par elle dans le Comminges, à Oloron et Mauléon, et les compare aux chiffres globaux de la Norvège (qui a une politique volontariste en faveur de l'allaitement au sein)

On distingue, en général, des différences :

Les femmes sont souvent inquiètes de leur capacité à allaiter :

- Rares sont les cas d'agalactie primitive ou de chirurgie préalable des seins.
- Donc, les seins « fonctionnent » si on les « met en route »

D'autre part, elles s'inquiètent de la capacité du nouveau-né à téter correctement :

- Téter est une capacité innée dit la conférencière, le nouveau-né ayant un équipement neuromoteur et sensoriel pour trouver le mamelon.

- Cela dit, il faut positionner le bébé correctement par rapport à la mère, lui permettre la prise en bouche, faire attention au flux d'éjection du lait, reconnaître les signes d'appel du bébé, prolonger la tétée pour qu'elle soit efficace (« tétée-repas ») et présenter l'enfant 8 à 12 fois par 24 heures.

- C'est pour cela que la mère reçoit conseils et informations avant de quitter l'hospitalisation (éviter d'assimiler le sein à un réservoir, le mamelon à une tétine !)

En effet, les échecs ou interruptions précoces de l'allaitement maternel sont dus :

En conclusion,

la promotion de l'allaitement par la mère n'ouvre pas que des perspectives médicales ou relationnelles, elle a aussi un retentissement économique favorable.