Les mycoses génitales |
Docteur J-M BRIDERON (Gyn-Obs) le 10/04/03
La plupart des mycoses génitales est due à une infection bénigne mais parfois récidivante par un champignon microscopique de la famille des levures du genre candida. Les synonymes sont nombreux : mycose, monoliase, champignon, candidose. Le candida, dont le plus courant est le candida albicans, est naturellement et physiologiquement présent dans l'intestin et par voie de conséquence dans les voies génitales (vulve et vagin). Il s'agit donc d'une infection par ses propres germes déjà présents dans le corps. Le passage de la forme inoffensive (dite sporulée) à la forme agressive (dite filamenteuse) avec apparition des signes anormaux fait appel à une conjonction de mécanismes liés aux capacités enzymatiques du champignon mais également à la qualité des défenses naturelles de l'hôte. Les formes chroniques récidivantes sont beaucoup moins évidentes et le prurit ou la brûlure vulvaire plus ou moins post-coital (après le rapport sexuel) ou post-mictionnel (après avoir urinée) sont parfois les seuls symptômes. Ces symptômes apparaissent parfois au décours d'une situation connue pour favoriser les candidoses : Il faut rechercher d'autres affections vulvaires par l'examen gynécologique et la réalisation de prélèvements : Il comporte des conseils d'hygiène : Et un traitement local à base d'antifongiques : ovules gynécologiques sur 1 à 3 jours, crème vulvaire sur 5 à 10 jours, sans qu'il y ait un médicament plus efficace qu'un autre. En présence de récidive (1 fois sur 10) on pourra renouveler le traitement y compris en préventif après le rapport sexuel ou pendant les règles voire utiliser des formes orales d'antifongiques (contre-indiquées chez la femme enceinte). Le partenaire sexuel ne sera traité que s'il présente également une mycose du pénis. "Les mycoses génitales" Le Moniteur des Pharmacies 2003;85:2-14 (Les mots soulignés renvoient automatiquement aux définitions de GyneDico) MÉCANISMES
DE L'INFECTION

SYMPTÔMES
TRAITEMENT