Les traitements de l'infertilité Masculine |
Les traitements des anomalies du spermogramme sont multiples, il s'agit de traitements curatifs, de traitements ayant pour but d'accroître la fertilité et de traitements ayant pour objet de pallier à une fertilité défaillante. Une place à part sera faite à l'insémination avec donneur.
Lors de la réalisation d'un spermogramme on associe fréquemment une analyse bactériologique du sperme. S'il existe une anomalie du spermogramme associée à une infection (bactérienne en général) il est légitime dans un premier temps de traiter cette infection avant d'aller plus loin dans la prise en charge.
D'autres anomalies de la spermatogenèse sont en relation avec une anomalie testiculaire comme une varicocèle par exemple (sortes de varices situées à la base de testicules), c'est la raison pour laquelle lorsqu'une anomalie est confirmée, un examen par un spécialiste, généralement un Urologue est indispensable.
Dans de plus rares cas, certains troubles hormonaux ou nutritionnels sont retrouvés, ils peuvent faire l'objet d'un traitement spécifique.
Parfois aucune autre cause n'est retrouvée ce qui est le cas de figure le plus fréquent en cas d'anomalie persistante.
Une fois le problème bien analysé, la prise en charge de l'infertilité masculine peut faire appel à plusieurs méthodes représentées principalement par l'IAC (insémination artificielle avec sperme du conjoint), ou l'ICSI (insémination intracytoplasmique de spermatozoïde). L'IAD (insémination artificielle avec sperme de donneur) est une possibilité thérapeutique mais elle ne constitue pas réellement un traitement de l'infertilité masculine.
Elle ne fait pas appel à du sperme entier (c'est à dire non préparé par le laboratoire) car l'insémination de ce dernier expose à des accident allergiques ou à des infections. Elle a pour but de sélectionner un nombre suffisant de spermatozoïdes normaux et de les introduire après les avoir concentrés en laboratoire par tri et traitement chimique, directement dans la cavité utérine. Cette insémination se fait au cabinet du médecin par une pipette spéciale que l'on introduit par le col de l'utérus. Selon l'indication de l'IAC, l'insémination peut être faite au moment de l'ovulation d'un cycle spontané dans certains cas particuliers; la plupart du temps il s'agit plutôt d'un cycle de stimulation ou cycle induit soit parce qu'il existe une pathologie de l'ovulation associée, soit parce que le sperme malgré la préparation reste peu fécondant.
Le nombre de spermatozoïdes nécessaire dans la préparation doit être d'au moins un million pour donner une chance notable de réussite. Généralement après trois cycles d'IAC il est d'usage de recourir à d'autres méthodes. Cette technique dans les cas de cycles induits peut exposer au risque de grossesses multiples.
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ou en français
"Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes". Cette technique apparue ces dernières années se fait au décours d'une fécondation in vitro et peut permettre la fécondation d'un follicule même lorsqu'il existe un nombre réduit de spermatozoïdes voire uniquement des cellules germinales prélevées au niveau testiculaire. Elle commence à se développer dans la plupart des centres de PMA |
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Dans une fécondation in vitro (FIV) classique après avoir stimulé les ovaires pour obtenir de nombreux follicules, on les prélève par ponction puis on les met au contact des spermatozoïdes du conjoint en attendant la fécondation spontanée. Si des embryons sont obtenus, il seront réimplantés deux jours plus tard. Dans la FIV avec ICSI, cette phase de la fécondation est conduite de façon active sous microscope.
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Le traitement consiste a choisir dans l'éjaculat un spermatozoïde pour l'introduire activement à l'aide d'une micropipette (Cf schéma) dans l'ovocyte prélevé au décours de la FIV: cette étape a lieu sous microscope. Si un embryon se développe, il sera réimplanté. L'avantage de la technique est d'apporter une réponse au couples infertiles dont le mari a des problèmes (on avait peu de choix auparavant) le taux de réussite reste en deçà de ceux de la FIV sans ICSI mais est tout à fait correct. |
| La technique est développée avec des cellules précurseurs des spermatozoïdes qui peuvent même être récupérées au niveau testiculaire par biopsie lorsqu'il existe une azoospermie. L'ICSI est une technique récente pour laquelle on manque de recul, pour ce qui concerne l'ICSI avec cellules germinales le recul est encore plus récent et l'on n'est pas en mesure d'affirmer avec certitude qu'il n'y aura pas de problème chez les enfants nés grâce à ces méthodes. |
Le déroulement technique est le même que pour l'IAC mais dans le cas présent on fait appel au sperme d'un donneur. En France le donneur est bénévole et anonyme, les dons de sperme sont gérés par les CECOS (centre d'étude et de conservation du sperme).
Les dons sont habituellement choisis pour que les caractéristiques physiques des enfants soit ressemblantes avec celles de leur père, l'acceptation d'un protocole d'IAD est soumise à un cadre juridique bien défini avec un vrai statut pour les enfants nés de par cette méthode. Dans d'autres pays, le don n'est pas anonyme, les échantillons peuvent même être achetés et choisis par les parents.
Pour en savoir davantage sur le sujet consultez la page Informations utiles.
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