Hydrothorax: diagnostic et bilan

M.­H. Poissonnier

La fréquence des épanchements pleuraux est de 3 à 10 pour 1000 naissances, le diagnostic pendant la grossesse sera fait par l'échographie. Sur le plan physiologique, ces épanchements peuvent être à l'origine primitive. Il s'agit alors d'un chylothorax; l'étiologie est la plupart du temps idiopathique mais peut être associée à une anomalie chromosomique ou à un syndrome polymalformatif. L'évolution la plus fréquente est la guérison mais ce tableau peut se compliquer d'un anasarque fœto­placentaire entraînant une hypoplasie pulmonaire.

Ces épanchements peuvent être également secondaires à une pathologie thoracique (séquestration pulmonaire, malformation adénomatoïde, tumeur médiastinale, hernie diaphragmatique) ou à un anasarque fœto­placentaire; l'évolution est variable et la surveillance échographique en est très importante.

Le bilan de l'épanchement sera échographiques: épanchement uni ou bilatéral, l'évaluation ou retentissement pulmonaire pour diagnostiquer une hypoplasie pulmonaire est nécessaire.

On recherchera des signes associés d'anasarque avec compression médiastinale ou œsophagienne ou pelvienne, avec séquestration pulmonaire.

La biologie apportera les renseignements sur le caryotype et la cytologie pleurale. Le pronostic dépendra du terme de l'apparition, du caractère isolé ou non de cet hydrothorax et en fin de la tolérance fœtale. Des thérapeutiques pourront éventuellement être proposées in utero, telles que le drainage.


M.­H. Poissonnier Hôpital Saint Vincent de Paul

3èmes Journées Parisiennes d'Echographie Gynéco­Obstétricale. Juin 1997
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