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Les besoins en vitamines et oligo éléments sont accrus au cours de la
grossesse, à la fois parce que les modifications physiologiques et métaboliques induites chez la mère augmentent les besoins en micronutriments mais aussi parce que le fœtus puise dans les réserves maternelles pour assurer son propre développement.
1. POURQUOI UNE SUPPLEMENTATION ?
Les enquêtes Nutritionnelles montrent que les besoins sont pour la plupart couverts par une alimentation diversifiée et équilibrée.
Cependant, au cours de la grossesse, les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont pour les micronutriments rarement dépassés voir insuffisants même si l’apport en macronutriments est suffisant ou excédentaire.
Les carences en vitamines et minéraux ne sont pas rares, mais l’impact
materno foetal de ces déficits reste pourtant, mis à part le déficit en fer, souvent minimisé voir ignoré.
Au cours de ces dernières années de nombreuses études expérimentales, épidémiologiques et cliniques ont permis de mieux appréhender leur place dans la gestation.
2. UNE SUPPLEMENTATION EST INDIQUEE :
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En période périconceptionelle
Les femmes qui, pour une grossesse antérieure, ont eu un enfant présentant un
défaut de fermeture du tube neural (DFTN), et les patientes sous
traitement antiépileptique doivent bénéficier d’une supplémentation en
acide folique (5 mg/J) débutée un mois avant la grossesse et poursuivit jusqu’à la fin du 2ème mois.
Pour les antécédents de fente labiopalatine une supplémentation par 10 mg/J est également recommandée.
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En début de grossesse
la recherche d’une anémie devrait être systématique. La découverte d’une anémie ferriprive
(Hb < 11 gr/L, Ferritine < 12 µgr/L) nécessite un traitement
par du fer (30 à 80 mg/J) jusqu’à correction de celle - ci.
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En cours de grossesse
la mise en évidence d’une anémie mégaloblastique nécessite la prise d’acide folique (5 à 10 mg/J) ±
vitamine B12 jusqu’à correction (6 semaines environ).
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Pour toutes les grossesses
une supplémentation en vitamine D (400 UI/J) ou une dose unique (100.000
UI) au début du 7ème mois réduit le taux d’hypocalcémie néonatale et est recommandée.
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Dans les 15 – 20 jours précédents l’accouchement,
les patientes sous traitement anticonvulsivant et antituberculeux doivent prendre de la
vitamine K1 (10 mg/J per os) pour prévenir l’hypoprothrombinémie chez le nouveau – né.
3. EN DEHORS DE CES SITUATIONS :
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La prise d’acide folique (0,4 mg/J) périconceptionnelle est conseillée pour toutes les patientes car elle diminue le risque de défaut de fermeture du tube neural, même en dehors de tout antécédent (C.D.C, Recommandation Ministérielle Août 2000)
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Une supplémentation polyvitaminique pendant la grossesse est utile chez les patientes à risque de carence (femme très jeune, grossesses rapprochées, régime alimentaire inapproprié, consommation d’alcool, de tabac) et dans les grossesses gémellaires. Elle pourrait contribuer à réduire le risque d’accouchement prématuré et d’enfant de petit poids de naissance. Devant la difficulté d’individualiser les populations à risque, elle peut être proposée à toutes les patientes à condition de recourir à des doses ni trop faibles, ni trop élevées.
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Une supplémentation en iode (100 µg / J) est indiquée pour les femmes vivant dans les régions à haut risque de carence, voire pour toutes les patientes car la carence en iode est fréquente même dans les pays développés et en général méconnue.
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Chez les patientes non anémiques (Hb > 11gr/L) dont l’alimentation est correcte, la supplémentation en fer est inutile. Cette attitude systématique, souvent mal tolérée peut être délétère par son effet oxydant.
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Le zinc paraît jouer un rôle indispensable. Une supplémentation peut se justifier en complément du fer en cas d’apport alimentaire insuffisant (régime pauvre en viande, en poisson).
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Une supplémentation en magnésium peut être proposée en cas de crampes musculaires.
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Une supplémentation en fluor ne se justifie pas car elle n’a pas d’influence sur la dentition définitive de l’enfant.
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