Le Cycle menstruel |
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Il est ainsi permis de comprendre la structure neuroendocrine qui gouverne le cycle de 28 jours de la femme. Ce modèle a trois composants de base: le noyau arqué de l'hypothalamus, les gonadotrophines et l'ovaire.
L'importance de la réponse de l'hypophyse à chaque pulsation de LHRH est contrôlée par l'estradiol qui agit directement sur les cellules gonadotropes hypophysaires. Lorsque son taux est bas en début de cycle, l'effet de feedback est négatif. Lorsque au contraire l'estradiol dépasse un seuil approximativement de 200 picogrammes/ml pendant au moins deux jours, ce feedback négatif est interrompu et l'effet de l'estradiol devient facilitant et provoque la décharge préovulatoire des gonadotrophines, sans qu'une augmentation de sécrétion de la LHRH hypothalamique soit indispensable. Le follicule de De Graaf répond rapidement à ce pic de gonadotrophines par l'achèvement de sa maturation, une sécrétion massive d'estradiol, la rupture folliculaire, I'ovulation, puis la formation du corps jaune et la sécrétion de progestérone. Malgré une sécrétion continue de gonadotrophines pendant la phase lutéale du cycle, un développement folliculaire supplémentaire est inhibé par la présence de progestérone. La durée de vie fonctionnelle du corps jaune, qui lui paraît constitutionnelle, est approximativement de 14 jours. Lorsque la sécrétion de la progestérone disparaît à la suite de la lutéolyse, un nouveau follicule peut être sélectionné et le cycle recommence. Il apparaît donc que l'ovaire pilote les différents événements du cycle menstruel, dont la durée moyenne de 28 jours représente simplement la somme des durées du développement folliculaire et de la vie du corps jaune. Au niveau strict du couple hormonesendomètre, le phénomène fondamental que constitue l'ovulation permet de diviser ce cycle en trois phases:
Dès lors le destin de l'endomètre est lié à celui de l'ovule précédemment émis: ici, deux éventualités: Si l'ovule a été fécondé et s'est implanté vers le 23e jour d'un cycle de 28 jours , son trophoblaste rudimentaire sécrète de l'HCG (Human Chorionic Gonadotrophin, gonadotrophine chorionique à effets biologiques comparables à ceux de LH) dont la détection est à la base des tests de grossesse. Sous l'effet de taux plasmatiques à croissance exponentielle d'HCG, le corps jaune est " sauvé " de la lutéolyse, et sécrète des quantités croissantes d'estrogènes et de progestérone; endomètre et embryon sont ainsi maintenus en place par ces hormones dont le taux s'élève régulièrement. Le rôle du corps jaune est capital jusqu'au deuxième mois de grossesse, date vers laquelle le placenta est capable de prendre le relais par ses propres sécrétions hormonales. S'il n'y a pas eu implantation, au contraire, le corps jaune involue après une durée de vie de 1214 jours, entraînant ainsi une chute assez brutale du taux des estrogènes et de la progestérone. Le tarissement de ces deux hormones détermine au niveau de l'endomètre des phénomènes de stase, de vasoconstriction, avec nécrose et hémorragie; on pense que la chute des estrogènes est plus particulièrement responsable de la résorption de l'dème du stroma et de sa rétraction, alors que celle de la progestérone détermine plutôt l'involution des glandes. Cette hémorragie menstruelle, dont beaucoup d'aspects sont encore obscurs, ne dure que quelques jours et s'arrête spontanément, grâce à plusieurs facteurs: L'endomètre qui a été préparé par une action estroprogestative desquame assez rapidement et dans des conditions satisfaisantes: quand toute sa surface a disparu, laissant à nu les artérioles et le fond des tubes glandulaires de la zone basale endométriale, I'hémorragie se tarit. Le sang menstruel qui filtre à travers la muqueuse utérine en nécrobiose est en général incoagulable du fait de la présence d'un enzyme fibrinolytique, produit local du catabolisme endométrial; lorsque la desquamation est totale, ce facteur disparaît et la coagulation redevient normale.
Enfin, entre-temps, un nouveau cycle a commencé
et le taux des estrogènes sécrétés
par les thèques internes du nouveau contingent de follicules
qui commencent leur développement remonte: l'endomètre
se remet ainsi à proliférer à partir de sa
couche basale qui ne participe pas aux modifications cycliques.
Cette réépithélialisation débute au
cours même de la menstruation, sur les territoires desquamés
les premiers. Cette reconstitution endométriale et vasculaire
est également favorisée in situ par de nombreux
facteurs de croissance dont le Vascular Endothelial Growth Factor (VEGF).
Tel est le déroulement schématique du cycle menstruel.
Mais tout n'est pas résolu. Quel est le rôle exact
de la prolactine ? De l'epiphyse ?
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