Le Cycle menstruel

Le Cycle menstruel

L'hypothalamus

C'est en fait cette région minuscule au niveau des parois du 3e ventricule, et non l'hypophyse comme on l'a cru longtemps, qui règne sur le système endocrinien. 

L'hypothalamus en effet qui reçoit en permanence des informations d'ordre nerveux et chimique, règle le cycle par l'intermédiaire des sécrétions hypophysaires qu'il module: il s'agit en fait d'un véritable complexe hypothalamo­hypophysaire.

Il contient des neurones doués d'une propriété particulière de neurosécrétion: ils élaborent un sécrétat sous forme de grains qui migrent le long de leur axone jusqu'à sa terminaison sur une branche du système porte de Poppa, réseau vasculaire joignant l'hypothalamus à l'hypophyse antérieure. La neurosécrétion ainsi déversée dans ce courant circulatoire spécial atteint les cellules hypophysaires responsables de la stimuline correspondante et règle leur sécrétion. 

En ce qui concerne l'appareil génital, il existe un neurosécrétat (R.F., Releasing Factor, ou R.H., Regulating Hormone) unique, capable de stimuler la libération hypophysaire de L.H. et de F.S.H. C'est à l'heure actuelle le seul R.F. à polarité gonadique isolé et synthétisé: la L.H.­R.H. (ou Gn RH, gonadoréline).

Le Gn RH est un décapeptide dont la structure est commune à tous les mammifères et synthétisé à partir d'un précurseur à 92 acides aminés par des neurones à activité sécrétoire, essentiellement localisés dans l'aire préoptique, I'hypothalamus antérieur et médio­basal. Ce décapeptide tient sous sa dépendance la sécrétion de FSH et de LH; le rapport de la sécrétion LH/FSH est déterminé par la variation de fréquence de la pulsatilité de la sécrétion de LH­RH: lorsque sa fréquence diminue, le rapport LH/FSH circulant diminue. La LH­RH agit au niveau des cellules gonadotropes par l'intermédiaire de protéines membranaires, appelées récepteurs de la LH­RH. Le mécanisme d'action fait intervenir une mobilisation du calcium intracellulaire et l'ouverture de canaux calciques. La liaison de la LH­RH à ces récepteurs déclenche en effet l'ouverture de canaux calciques qui entraîne une augmentation du calcium intracellulaire au sein de la cellule gonadotrope, et une activation de sous­unités des gonadotrophines.
Le caractère pulsatile de la sécrétion de LH­RH est nécessaire à une réponse hypophysaire normale. En effet, l'administration continue de LH­RH aboutit à une interruption du fonctionnement du système par blocage des canaux calciques, et secondairement, à une diminution du nombre des récepteurs. La sécrétion épisodique de LH­RH suppose l'existence d'une décharge synchrone des neurones à LH­RH déclenchée par un pacemaker ou oscillateur. Ces deux structures semblent situées dans l'hypothalamus médio­basal au sein du noyau arqué.
De nombreuses afférences intègrent les informations venues de tout le système nerveux et interviennent sur la terminaison portale des neurones neuro­sécréteurs. Particulièrement importantes sont les influences transmises par les neurones stéroïdo-sensibles surtout localisés dans l'aire préoptique de l'hypothalamus antérieur. Les amines biogènes jouent également un rôle essentiel. Le pacemaker ou oscillateur est également sensible aux stéroïdes circulants, principalement estrogènes et progestérone.
La régulation de l'hypothalamus est également très mal connue, d'autant que c'est à ce niveau que semble résider ou aboutir le déterminisme de la cyclicité de la vie génitale féminine, dont on ne connaît pas le primum moyens.

Disons simplement que cette régulation est dominée par deux ordres de phénomènes:

Le phénomène du feed-back.

L'action du système nerveux central.