Nouvelles Contraceptions |
Dr J-M BRIDERON
(Gyn-Obs)
le 10/06/2003
(Les mots soulignés renvoient automatiquement aux définitions de GyneDico)
On assiste à une diversification du paysage contraceptif français que nous allons survoler.
La drospérinone* est le seul représentant d'une nouvelle classe de progestérone de synthèse dont on connaît, de ce fait, peu de chose quant aux risques potentiels.
Associée à un oestrogène, elle est commercialisée dans JASMINE*, pilule minidosée classique qui n'apporte rien de neuf sinon des effets à long terme inconnus.
Ce stérilet diffuse (pendant 5 ans) au sein de la cavité utérine une progestérone de synthèse très utilisée depuis longtemps (lévonorgestrel*).

Rend la muqueuse utérine impropre à la nidation et coagule la glaire du col de l'utérus empéchant ainsi la pénétration des spermatozoïdes dans l'utérus.
Rares échecs avec possibilité de grossesse extra-utérine et entraîne souvent des troubles du cycle avec saignements chroniques et/ou une absence de règles.
Indiqué principalement en cas d'intolérance au stérilet au cuivre classique.
Bâtonnet de la taille d'une allumette diffusant dans la circulation sanguine une progestérone de synthèse et que l'on insère sous la peau de la face interne du bras pour 3 ans.

La prise de poids n'est pas négligeable (3 kg chez un tiers des femmes) et les troubles du cycle (28 %) sont assez fréquents (petites pertes de sang, absence de règles).
Le risque d'échec est quasi nul mais les contre-indications sont celles de tout traitement hormonal (risque de caillotage +++).
Indiqué chez les femmes "tête en l'air" donc avec problème d'observance
CERAZETTE* est une micropilule constituée exclusivement d'une progestérone de synthèse à un dosage plus fort que les micropilules classiques ce qui lui confère à la différence de ses petites copines un effet anti-ovulatoire améliorant tolérance et efficacité.
Conseillée chez les femmes qui allaitent ou qui ont des contre-indications aux oestrogènes.
TRICILEST* et TRIAFEM*, deux pilules minidosées identiques et bien connues, ont maintenant l'indication officielle "contraception ET traitement de l'acné".
Cela met fin à la polémique concernant DIANE*, traitement hormonal contre l'acné, se présentant comme une pilule mais n'en étant pas une officiellement.
Il s'agit de FEMIDOM*, préservatif féminin, qui a déjà fait l'objet d'une gynenews (Mai 2002 et Mars 2003) avec un concept intéressant mais une efficacité en contraception et en prévention des MST décevante.
Ces nouveautés sont, pour la plupart, toujours basées sur des hormones de synthèse (progestérone et oestrogène) qui présentent toutes un risque de caillotage sanguin (thrombo-embolie) favorisé par un certain nombre de facteurs comme le tabagisme (cf. gynenews Juin 2002 et Février 2003).