TROIS HISTOIRES DE FEMMES |
La stérilisation féminine par voie hystéroscopique
Véronique, 45 ans, deux enfants, directrice d’agence de voyage.
"J’ai commencé à penser à la contraception définitive à l’âge de 36 ans, 8 ans après la naissance de mes jumelles. J’étais déjà certaine de ne plus vouloir d’autres enfants, même en cas de séparation. Je ne souhaitais pas de stérilet… Je n’avais pas confiance. J’étais trop étourdie pour continuer à prendre la pilule. Le préservatif féminin ne m’attirait pas. Il y avait des risques avec le préservatif masculin. J’étais très méfiante aussi en ce qui concernait la ligature des trompes qui n’avait pas empêché quelques grossesses extra-utérines…
Je ne voulais pas prendre le risque d’un "loupé" ! Nous avons évoqué avec mon mari la possibilité d’une stérilisation masculine : il a été franchement réfractaire. Il craignait des répercutions sur sa virilité. Bref, ESSURE est arrivé au bon moment. J’ai découvert la méthode lorsqu’elle est arrivée en France en 2002 : j’ai été séduite dés le départ par le procédé.
J’en ai discuté avec mon époux. J’ai lu tous les documents à ma disposition sur ce sujet ; je suis allée voir sur Internet et je me suis décidée. J’ai donc été une des pionnières en France. Je n’ai ressenti aucun stress une fois que ma décision a été prise. On m’a proposé une anesthésie générale, qui était la règle à l’époque. Je n’ai pas eu d’appréhension. Je n’ai ressenti aucune douleur après l’intervention. J’ai été soulagée d’avoir enfin trouvé la solution qui me convenait ! Aujourd’hui et avec trois ans de recul, je suis 100% satisfaite : aucun regret, aucune remise en question, aucun problème d’aucune sorte. Lors du contrôle, j’ai vu que les trompes étaient bien bouchées et qu’il n’y avait plus aucun passage possible.
Ce qui ne m’a pas empêchée, pas acquis de conscience, de faire encore attention pendant 2 mois ! Je considère ESSURE comme une véritable libération : je n’ai plus à penser sans cesse à ma contraception, à gérer les oublis de pilule, à m’inquiéter de l’inefficacité potentielle d’un préservatif… Que du bénéfique !".
« J’ai choisi ESSURE… »
"A 29 ans, tout juste après la naissance de mon troisième enfant, j’ai demandé une ligature des trompes qui m’a été refusée parce que le médecin estimait que j’étais trop jeune. Je ne pouvais plus prendre de contraceptif aux hormones qui me provoquaient une quantité importante de kystes. Alors pendant trois ans, j’ai erré de médecin en médecin pour trouver quelqu’un qui accepte de me stériliser ! La rengaine était toujours la même : « vous êtes trop jeune… Et si vous divorcez… Et si vous perdez un enfant… ». Alors que pour moi, les choses étaient très claires : mon troisième enfant était le dernier et si j’en perdais un, j’estimais que de toute façon, jamais un enfant ne pourrait en remplacer un autre ! Et si même j’avais perdu mes trois enfants, je n’aurais eu aucune envie d’en refaire !
L’un des médecins que j’ai consulté m’a dit qu’il n’envisagerait pas de ligature des trompes si je n’essayais pas au préalable le stérilet. J’ai donc testé le stérilet en septembre 2004 : on l’a retiré au bout de 15 jours pour cause d’infection importante de l’utérus. Le médecin m’a donc renvoyé au préservatif ! Je me suis alors tournée vers un gynécologue-obstétricien, dans un grand hôpital parisien, pour la pose des implants ESSURE. Tout semblait aller au mieux jusqu’au jour de l’intervention : après m’avoir fait hospitaliser le jour précédent, il m’annonce qu’il va me faire une stérilisation par cœlioscopie sous prétexte que je suis jeune et qu’ESSURE est vraiment irréversible ! Je me suis levée et je suis sortie de l’hôpital. J’ai tenté encore une fois ma chance dans autre établissement parisien qui pratique ESSURE :nouveau refus ! Face à tant de déceptions, mon époux et moi avons même pensé à la vasectomie mais les contraintes post-opératoires étaient trop importantes (port d’une coque, vulnérabilité à l’effort pendant une longue période). J’ai, par contre, été étonnée de la facilité avec laquelle mon mari aurait pu obtenir un consentement de la part des médecins alors que j’avais essuyé tant de refus. Les mentalités ont du mal à évoluer : même dans la tête de certains médecins, une femme est faite pour avoir des enfants, point. Et peu importe d’éventuels problèmes de santé ! J’ai donc fait une dernière tentative auprès du Dr Dhainaut de l’hôpital Bichat. Enfin un médecin qui acceptait de m’écouter ! Vous ne vous imaginez pas ma joie… Depuis le 17 mai de cette année, je suis super heureuse !
L’intervention s’est très bien passée : j’ai eu moins mal que lorsqu’on m’a posé mon stérilet.
En 10 minutes, c’était fait. Quelques douleurs de type prémenstruel pendant la semaine qui a suivi, puis trois mois de préservatif le temps que les trompes se bouchent.
C’est maintenant définitif et terminé depuis la mi-août : la super nouvelle ! Et en plus, au niveau de ma sexualité, ce n’est pas comparable avec l’époque où je prenais la pilule : le désir est revenu ! Formidable à tous les niveaux…".
"On m’a posé les implants ESSURE en juin 2005. Cela faisait 5 ans que j’étais déterminée à ne plus avoir d’enfants. Je ne pouvais plus utiliser le stérilet suite à une grossesse extra utérine en 1992. J’en avais assez de prendre la pilule : un problème d’hypertension m’obligeait à prendre une micro-pilule (qu’il ne faut jamais oublier et qu’il faut prendre à heure fixe) et contre-indiquait les patchs. Quant au stérilet aux hormones, j’ai pu constaté autour de moi qu’il induisait chez certaines femmes une prise de poids localisée à la taille et au ventre. J’avais pensé à la ligature des trompes mais j’étais retenue par l’anesthésie et la cœlioscopie. Mon mari, lui, ne voulait pas que je subisse une intervention chirurgicale avec les risques liés à une anesthésie. Nous avons évoqué très brièvement la possibilité d’une vasectomie : mon mari a pris ça sur le ton de la blague ! Dans notre couple, la contraception a toujours été mon affaire… J’ai donc été soulagée d’apprendre qu’on pouvait être stérilisée sans anesthésie. L’intervention a été très rapide et quasi-indolore mais j’ai été très déçue qu’un seul des deux implants ait pu être placé. En fait, l’hystérographie a montré que la seconde trompe était naturellement bouchée. Mais mes deux trompes sont bien obturées et je suis désormais stérile. Quoiqu’il en soit, la procédure s’est très bien passée.
Je suis rentrée à 11h et j’ai pu faire tout ce que j’avais prévu dans la journée. J’ai un peu saigné pendant une dizaine de jours, puis plus rien. J’ai fait récemment le contrôle à trois mois. Je suis soulagée. Je ne regrette absolument pas ma décision. J’ai vécu pleinement chacune de mes grossesses puis l’éducation de mes enfants qui ont aujourd’hui 14 et 18 ans.
Je ne me verrai pas maintenant avec deux adolescents et un bébé ! Il y a un temps pour chaque chose dans la vie. Passé la quarantaine, je ne souhaitais vraiment plus avoir d’enfants.
D’autant plus que mon époux a 50 ans. Je suis donc pleinement satisfaite".
>>les autres techniques de stérilisation féminine